C'est ainsi que je fis la connaissance d'Alecto. Une partie de lui avait muté en rhinocéros. A cet instant, j'ai pensé que j'avais eu de la chance de ne voir que mes oreilles changées. J'appris qu'il faisait partie d'un groupe de « mutants résistants », de tout âges, de toutes nationalités, qui luttaient pour rendre impossible la vie de ceux qui retenaient les nôtres. Je rejoignis le groupe des « Révoltés».
Nous nous rencontrions dans des lieux insalubres et organisions des opérations visant à faire comprendre au monde que nous étions inoffensif: des tags signés les Révoltés sur des murs, des tracts dans les boîtes aux lettres.
* * *
Ce matin là, j'étais chargée de déposer des tracts dans des magasins, sans me faire prendre bien évidemment. J'entrais dans le magasins, fis mine de regarder tel ou tel article, pris deux ou trois pantalons et allai dans une cabine d'essayage. Je sortis rapidement un marqueur, inscrivit notre slogan « nous existons » sur la vitre de la cabine et la quittai en faisant attention de ne pas attirer l'attention. Je reposai mes articles dans les rayons et m'apprêtais à partir quand je fis tomber les tracts. Je me penchai, ramassai vite les prospectus mais, une femme, pour « m'aider » se pencha elle aussi et prit un tract. Curieuse, elle promena son regard dessus...
« C'est une mutante ! »
Je n'attendis plus, je lâchai tout ce que j'avais entre les mains et courus aussi vite que je le pouvais pour fuir. Mes poursuivants aussi. Je tournai à droite dans une ruelle sombre, puis à gauche et me ruai sous le porche d'un immeuble. Je les entendis arriver et je dévalai des escalier pour aller dans ce qui semble être une cave.
Cela fait une heure que j'y suis et que j'écris ce qui s'est passé. Je ne sors pas car je sais mes poursuivants dans les environs. Et je couche ces mots sur le papier d'un vieux journal pour que, peut être, les miens sachent ce qui s'est passé. J'entends des bruits. Ils sont dans les escaliers. Ils vont me trouver et je...
FIN